25/01/07
En attendant la suite....
Hier soir sur Bas les masques, impression étrange en entendant un autre avec les mots qui me sont coincés dans la gorge sur l'acharnement thérapeutique et le choix de mourrir pour un malade en phase terminale...
Tous les souvenirs, pourtant déjà ressassés, digérés, sont remontés parce que le ressenti et l'émotion étaient les mêmes que ceux qui sortaient de la bouche de Laurent Malet racontant l'accompagnement de sa mère jusqu'à la mort.
Pour avoir par deux fois donné mon accord aux médecins pour que l'injection en question soit celle de trop, sans la moindre culpabilité face à la souffrance éprouvée, me battre aussi pour le choix de fin de vie!
Envie de l'avoir là tout de suite entre les mains, mais il me faudra encore attendre un peu avant de lire ses lignes....
Bénin # 4: mer & mère...parce qu'elle m'en a donné le goût
Commentaires
Silo , je n'ai pas vu cette emission , mais je sais ce qu'est la douleur de voir la maladie prendre le dessus sur la vie... mon père était medecin spécialisé dans la maladie qui le minait depuis un certain temps...il adorait la vie et mieux que personne il savait et voyait l'inéductable et la déchéance venir peu à peu. Il a fait le choix de choisir sa fin dignement, et il voulait laisser une image toujours belle de lui....c'est son choix et je suis fier de son courage , mais j'ai toujours très mal de cette absence...
en tant que puéricultrice ayant travaillé en service de réa ...ce sont des émotions qui moi aussi me touchent profondément ...tous ces petits bébés que j'ai accompagné resteront à jamais gravés dans mon coeur ...parfois la vie nous mets vraiment à rude épreuve! de parler et d'écrir ces mots sont une belle thérapie pour avancer ...je suis de tout coeur auprès de toi ...mille bisous
Cette histoire me touche aussi... Mon beau-père est parti dans des conditions... difficiles !
on parle de lui et de son fils, mon beau-frère donc, dans ce livre : http://www.espace-ethique.org/fr/documents/livre_mjfdm.pdfquel courage
tu as eu de donner ton accord. Je n'ai pas pu moi pour ma maman, je savais qu'elle était condamnée, pas elle, je lui mentais sur son état de santé, elle se doutait de quelque chose de grave, mais je pensais que demain cela irait mieux, oui demain....est un autre jour... J'ai retrouvé dans ses papiers une lettre me demandant de tout faire pour abréger ses souffrances... mais cette lette pourquoi ne me l'a t elle pas donnée, pourquoi ? Je n'ai pas la réponse. Un espoir de sa part ? un désir pour moi de la garder encore un peu ?
moi aussi ce témoignage hier soir m'a remuée... je n'ai pourtant jamais été face à cette situation... mais on s'imagine à la place de ceux qui restent et de ceux qui souffrent...
Oui il faut que cela bouge, trop de douleurs, sans espoir... J'espère que tous ces témoignages actuels feront avancer les choses...mille chaleureuses pensées Silo.Papa est parti rongé par un cancer foudroyant... l'infirmière ne nous a rien demandé, mais nous savons bien ce qu'elle a fait. Depuis, je fais le décompte de ceux qui partent, de ces deuils qui me clouent, même après une naissance... 6 dans une année, ça fait beaucoup à porter. Je n'ai pas vu le reportage, car je ne regarde pas la télé et, en toute honnêteté, Mireille Dumas ne m'intéresse pas car elle joue sur les sentiments et d'autres choses dont je ne parlerai pas, trop long (point de vue qui n'engage que moi, je ne critique pas celles qui la regardent!!!). Cependant, malgré toute la douleur de ceux qui sont en bonne santé... je suis définitivement contre l'euthanasie, tout autant que contre l'acharnement thérapeuthique.... Qui sait ce qui se passe dans un coma.... et des combats de l'âme...La vie n'est qu'un don qui n'appartient à personne.... Et pourtant, la souffrance de Papa m'étouffait et j'avais hâte que tout s'arrête, consciente du deuil que j'aurais à faire...pourquoi maintenant, quelle idée, j'allais avoir 20 ans, il n'avait pas le droit de m'abandonner! le commencer tout de suite ce dueil... mais quand ça arrive...finalement, on y est jamais prêt.
Tu vois, Silo, je crois que l'on ne fait jamais vraiment un dueil.... même si avec le temps il y a résignation. Une boule dans la gorge qui étreint et passe.... et reviendra sans prévenir.
je te souhaite pleins de rires et de joie aujourd'hui avec les enfants pour chasser ta tristesse...
(ceci est juste mon point de vue, j'insiste bien là dessus.....).J'ai essayé de vous répondre individuellement, e n'ai pas terminé mais je vais le faire...
Laure, je te remercie de ton message même si nous ne sommes pas en phase pour tout. mais il est courageux de ne pas aller dans le même sens que tout le monde.
Valérie, je vous ai répondu: je pense que vous n'avez pas été confronté à la situation de prendre lé décision pour les personnes qui vous sont le plus proches...
Difficile de juger dans ces conditions, qu'il est facile de décider.
Quand à l'injection, elle n'était pas mortelle en elle-même: la morphine à partir de certaines doses est fatale à plus ou moins long terme. Le médecin qui propose est je pense en accord avec sa conscience et ça fait aussi partie de son métier....je vous ai repondu
une injection létale qu'elle soit d'un produit bien précis utilisé dans la peine de mort ,ou une dose massive de potassium ou de morphine , précipite l'echeance ....le choix revient a la personne a sa famille ...mais l'injection c'est une infirmiére moi qui l'a fait ....et c'est pass tous jours facile a porter , ni d'en avoir fait le choix , la prescription ,le medecin en l'occurence .
je comprends la douleur , de ceux qui voient mourir un proche , je l'ai aussi vécu .mais on ne peut légiférer un acte tel que celui la ...soulager la douleur de la personne en fin de vie , je dit oui, précipité sa mort ....je sais pas .....et je crois quee je pourais jamais prendre cette decisionje me permets d'intervenir dans la discussion...les infermieres ne dorment plutot pas de la nuit en voyant toute la souffrance d'un malade et leur impuissance a pouvoir faire quelquechose..(j'ai deux infermieres dans la famille)...alors je peux te dire que c plutot un soulagement pour elle de pouvoir diminuer cette souffrance humaine...
et le choix..pour moi c'est un acte d'amour d'abreger les souffrances d'un proche quand celles-ci est insolubles...et c'est un acte d'egoisme de le laisser souffrir..bin c vrai que c chouette d'aller voir tous les jours quelqu'un souffrir ou diminuer..celle soulage son ego...on fait une bonne action..






Silo je n'ai pas eu ton courage. je n'ai pas pu regarder...
Pensées